﷽
De nombreux textes religieux du Coran et de la Sunna [authentique] illustrent l’intérêt que le croyant doit accorder à la lecture du Coran et à sa psalmodie. Ils démontrent que c’est l’un des plus importants actes d’adoration lui permettant de se rapprocher d’Allah ﷻ, et rappellent ses bienfaits et sa récompense.
Allah ﷻ a dit : ﴾ Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur… ﴿(1)
Le Prophète ﷺ a dit : « Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour les siens »(2) ; et il ﷺ a dit : « Celui qui récite le Coran parfaitement est avec les Anges nobles et dévoués, et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses »(3) ; et il ﷺ a aussi dit : « Celui qui lit une lettre du Livre d’Allah a pour cela une bonne action, et la bonne action en vaut dix. Je ne dis pas que Alif Lām Mīm est une lettre, mais Alif est une lettre, Lām est une lettre et Mīm est une lettre »(4)
C’est pourquoi les Salafs observaient différentes accoutumances afin de le lire complètement.
L’Imam Al-Nawawī رحمه الله a dit : « Les accoutumances des prédécesseurs différaient dans leur part de lecture quotidienne en fonction de leurs dispositions, de leur concentration et de leurs occupations. Certains d’entre eux terminaient le Coran chaque mois ; certains en vingt jours ; certains en dix ; certains d’entre eux, voire la majorité d’entre eux, en sept… »(5)
Il a aussi dit : « … Quant à ceux qui le terminaient une fois par semaine, ils sont nombreux. Ceci a été rapporté de ʿUthmān ibn ʿAffān, ʿAbd Allah ibn Masʿūd, Zayd ibn Thābit, Ubay ibn Kaʿb رضي الله عنهم et un groupe des successeurs, tels que ʿAbd Al-Raḥmān ibn Yazīd, ʿAlqama et Ibrāhīm … »(6)
Ainsi, l’accoutumance la plus observée par les Salafs consiste à diviser la lecture du Coran en sept parties, sur sept jours.
Les savants ont nommé celle-ci : فَمِي بِشَوْقٍ, dont chaque caractère correspond à la première lettre de la sourate de chacune de ces sept parties.
Cette méthode peut aussi être décrite en comptant le nombre impair et croissant de sourates lues par jour : 3 ; 5 ; 7 ; 9 ; 11 ; 13 sourates, puis Al-Mufaṣṣal.
De ce fait :
• (ف) de Al-Fātiḥa
La première nuit, ils lisaient depuis la sourate Al-Fātiḥa jusqu’à la sourate Al-Nisāʾ, ou bien trois sourates (Al-Baqara ; Āl ʿImrān ; Al-Nisāʾ).
• (م) de Al-Māʾida
La seconde nuit, ils lisaient de la sourate Al-Māʾida jusqu’à la sourate Al-Tawba, ou bien cinq sourates (Al-Māʾida ; Al-Anʿām ; Al-Aʿrāf ; Al-Anfāl ; Al-Tawba).
• (ي) de Yūnus
La troisième nuit, ils lisaient de la sourate Yūnus jusqu’à la sourate Al-Naḥl, ou bien sept sourates (Yūnus ; Hūd ; Yūsuf ; Al-Raʿd ; Ibrāhīm ; Al-Ḥijr ; Al-Naḥl).
• (ب) de Banī Isrāʾīl
La quatrième nuit, ils lisaient de la sourate Banī Isrāʾīl – Al-Isrāʾ – jusqu’à la sourate Al-Furqān, ou bien neuf sourates (Al-Isrāʾ ; Al-Kahf ; Maryam ; Ṭā-Hā ; Al-Anbiyāʾ ; Al-Ḥajj ; Al-Muʾminūn ; Al-Nūr ; Al-Furqān).
• (ش) de Al-Shuʿarāʾ
La cinquième nuit, ils lisaient de la sourate Al-Shuʿarāʾ jusqu’à la sourate Yā-Sīn, ou bien onze sourates (Al-Shuʿarāʾ ; Al-Naml ; Al-Qaṣaṣ ; Al-ʿAnkabūt ; Al-Rūm ; Luqmān ; Al-Sajda ; Al-Aḥzāb ; Sabaʾ ; Fāṭir ; Yā-Sīn).
• (و) qui est la première lettre de Al-Ṣāffāt
La sixième nuit, ils lisaient de la sourate Al-Ṣāffāt jusqu’à la sourate Al-Ḥujurāt, ou bien treize sourates (Al-Ṣāffāt ; Ṣād ; Al-Zumar ; Ghāfir ; Fuṣṣilat ; Al-Shūrā ; Al-Zukhruf ; Al-Dukhān ; Al-Jāthiya ; Al-Aḥqāf ; Muḥammad ; Al-Fatḥ ; Al-Ḥujurāt).
• (ق) qui est la première lettre de Qāf
La septième nuit, ils lisaient la partie nommée Al-Mufaṣṣal, qui débute par la sourate Qāf jusqu’à la fin du Coran.
Puisse Allah nous accorder la connaissance, le suivi et la pratique de la Sunna authentique de notre Prophète Muḥammad ﷺ, et de nous accorder de faire partie de ceux à propos desquels le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui montre un bien a la même récompense que celui qui l’a fait. »(8)
Écrit par l’humble serviteur espérant le pardon de son Seigneur :
ʿĀdil Al-Ṣiqilī

1 : Al-Kahf, v. 27
2 : Muslim (n° 804
3 : Al-Bukhārī (n° 4937) et Muslim (n° 798)
4 : Rapporté par Al-Tirmidhī (n° 2910). Il a été authentifié par Shaykh Al-Albānī dans « Al-Silsila Al-Ṣaḥīḥa » (n° 3327)
5 : « Al-Minhāj fī Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim » (v. 8, p. 61)
6 : « Al-Tibyān fī Ādāb Ḥamalat Al-Qurʾān » (p. 61)
7 : Muslim (n° 1944)