Gargariser et expirer l’eau par le nez après le lavage du visage, ou après le lavage des deux bras lors des ablutions

 

Parmi les Sunnas authentiques à mettre en pratique lors des ablutions, le gargarisme et l’expiration de l’eau par le nez après le lavage du visage, ou après le lavage des deux bras.

En ce qui concerne le gargarisme et l’expiration de l’eau par le nez après le lavage du visage, Ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh ibn ʿAfrāʾ رضي الله عنها a dit : « J’apportais au Prophète ﷺ ce récipient pour faire les ablutions. Il commençait par laver ses deux mains trois fois avant de les immerger, ensuite il faisait ses ablutions : il lavait son visage trois fois puis se gargarisait et expirait l’eau de son nez trois fois. Ensuite, il rinçait ses deux mains puis essuyait sa tête de l’avant vers l’arrière, puis il lavait ses deux pieds »(1)

Aussi, en ce qui concerne le gargarisme et l’expiration de l’eau par le nez après le lavage des deux bras, Al-Miqdām ibn Maʿdī Karib al-Kindī رضي الله عنه a dit : « Un récipient fut apporté au Prophète ﷺ et il fit ses ablutions. Il lava ses mains trois fois, puis il lava son visage trois fois, puis il lava ses deux bras trois fois chacun. Ensuite, il se gargarisait et expirait l’eau de son nez trois fois, puis il essuya sa tête ainsi que l’intérieur et l’extérieur de ses oreilles, et il lava ses deux pieds trois fois »(2)

De ce fait, se gargariser et expirer l’eau par le nez après le lavage du visage, ou après le lavage des deux bras, est une Sunnah authentique délaissée qu’il convient de pratiquer et de faire revivre.

Puisse Allah nous accorder la sincérité dans nos paroles et nos actes, le suivi et la pratique de la Sunna de notre Prophète Muḥammad ﷺ, et nous compter parmi ceux à propos desquels le Messager d’Allah a dit : « Celui qui montre un bien a la même récompense que celui qui l’a fait. »(3)

 

Écrit par l’humble serviteur espérant le pardon de son Seigneur :

ʿĀdil Al-Ṣiqillī

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1 : Rapporté par Abū Dāwūd (n° 126), Al-Tirmidhī (n° 33), Ibn Mājah (n° 390) et Al-Bayhaqī (n° 213). Il a été authentifié par Shaykh Aḥmad Shākir dans sa révision de « Sunan Al-Tirmidhī » (v. 1, p. 48), et qualifié de « bon » par l’imam Al-Tirmidhī et Shaykh Al-Albānī dans « Ṣaḥīḥ Sunan Abī Dāwūd » (n° 126).

2 : Rapporté par Aḥmad ibn Ḥanbal (n° 17188), et authentifié par Shaykh Al-Albānī dans « Ṣaḥīḥ Sunan Abī Dāwūd » (n° 121).

3 : Muslim (n° 1944)