Dire cette invocation après les ablutions

 

Parmi les Sunnas authentiques qu’il convient de mettre en pratique : dire après les ablutions : « Subḥānak Allāhumma wa bi-ḥamdika, ashhadu an lā ilāha illā Anta, astaghfiruka wa atūbu ilayka ! »(1)

Abū Saʿīd al-Khudrī رضي الله عنه a dit : « Celui qui fait ses ablutions avec application, puis dit lorsqu’il les a terminées : “Subḥānak Allāhumma wa bi-ḥamdika, ashhadu an lā ilāha illā Anta, astaghfiruka wa atūbu ilayka !” verra cela inscrit dans un parchemin qui sera placé sous le Trône [d’Allah ﷻ] jusqu’à ce qu’on amène son propriétaire le Jour de la Résurrection. »

Ce récit a aussi été rapporté avec des chaînes de transmission [authentiques] remontant jusqu’au Prophète ﷺ. Les transmetteurs ont ainsi divergé dans son attribution : certains(2) l’ayant fait remonter jusqu’au Messager d’Allah ﷺ, et d’autres(3) l’ayant attribué à Abū Saʿīd al-Khudrī رضي الله عنه. Les savants du hadith ont donc divergé sur ce point.

Aussi, même si de nombreux savants(4) ont considéré ce récit comme étant les propos de Abū Saʿīd al-Khudrī رضي الله عنه — et cela est ce que l’étude des chaînes de transmission confirme — cela n’affecte en rien le fait qu’il s’agisse d’une Sunna authentique à mettre en pratique.

En effet, selon les règles de la terminologie du hadith, on accorde au récit authentique d’un Compagnon le même statut que celui attribué au Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il informe sur un fait qui ne peut être énoncé de son propre chef (comme les récompenses, les châtiments, ou les réalités de l’au-delà), à condition qu’il ne soit pas connu pour rapporter des récits des gens du Livre.

Et ceci est le cas pour ce récit de Abū Saʿīd al-Khudrī رضي الله عنه, comme l’a mentionné Al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar(5).

Il fait donc partie des Sunnas authentiques à mettre en pratique, de temps à autre, après les ablutions.

 

Et Allah est plus savant, et nous Lui demandons de nous accorder la connaissance, le suivi et la pratique de la Sunna authentique de notre Prophète Muḥammad , et de nous accorder de faire partie de ceux à propos desquels le Messager d’Allah a dit : « Celui qui montre un bien a la même récompense que celui qui l’a fait. »(6)

 

Écrit par l’humble serviteur espérant le pardon de son Seigneur :

ʿĀdil Aṣ-Ṣiqilī

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1 : Version arabe de l’invocation : « سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ، أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ وَأَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ »

Traduction : « Ô Allah ! Gloire et louange à Toi, j’atteste qu’il n’y a nulle divinité digne d’adoration en dehors de Toi, je Te demande pardon et me repens auprès de Toi. »

2 : Rapporté par Al-Nasāʾī dans « Al-Kubrā » (n° 10019) et dans « ʿAmal Al-Yawm wa Al-Layla » (n° 81), Al-Ṭabarānī dans « Al-Awsaṭ » (n° 1455) et « Al-Duʿāʾ » (n° 388, 389, 390), Ibn Al-Sunnī (n° 30), Al-Ḥākim (n° 2100), Al-Bayhaqī dans « Shuʿab Al-Īmān » (n° 2445, 2446, 2754) et « Al-Daʿawāt Al-Kabīr » (n° 59) et Ibn Ḥajar dans « Natāʾij Al-Afkār » (t. 1, p. 244-245) et (t. 1, p. 254)

3 : Rapporté par ʿAbd Al-Razzāq (n° 738), Ibn Abī Shayba (n° 19), Al-Nasāʾī dans « Al-Kubrā » (n° 10020, 10021) et « ʿAmal Al-Yawm wa Al-Layla » (n° 83), Al-Ṭabarānī dans « Al-Duʿāʾ » (n° 391), Al-Ḥākim (n° 2101, 8787), Al-Bayhaqī dans « Shuʿab Al-Īmān » (n° 2444) et Ibn Ḥajar dans « Natāʾij Al-Afkār » (t. 1, p. 246)

4 : « Al-Sunan Al-Kubrā » (t. 12, p. 55) ; « ʿAmal Al-Yawm wa Al-Layla » (p. 173) ; « Al-Awsaṭ » (t. 2, p. 123) ; « Shuʿab Al-Īmān » (t. 3, p. 21) ; « Al-Daʿawāt Al-Kabīr » (p. 42) ; « Al-ʿIlal » (t. 11, p. 307) 

5 : « Natāʾij Al-Afkār » (t. 1, p. 246)

6 : Muslim (n° 1944)