﷽
Dans plusieurs livres de doctrine(1), on peut trouver l’avis disant qu’il est obligatoire ou préférable de renouveler le tashahhud après les deux prosternations de distraction lorsque celles-ci sont faites après la salutation finale. Et pour argumenter cela, les défenseurs de cet avis s’appuient principalement sur un hadith prophétique rapporté selon ʿImrān ibn Ḥuṣayn رضي الله عنه, qu’ils considèrent être ce qu’il y a de plus authentique dans ce chapitre.
Seulement, en réunissant les hadiths prophétiques rapportés à ce sujet, qui sont au nombre de quatre, et en les étudiant consciencieusement, on s’aperçoit qu’ils sont tous faibles.
Aussi, en voyant le nombre de personnes, hommes et femmes, pratiquant cet acte, il était nécessaire d’écrire ce modeste article afin d’attirer l’attention sur l’invalidité de cet avis. Particulièrement celle du public francophone qui, avec la barrière de la langue, n’a pas toujours accès aux travaux des savants, même sur les questions les plus essentielles de leur pratique cultuelle telle que la prière.
Cet article est donc une humble étude des quatre hadiths prophétiques rapportés à ce sujet, jointe du verdict des savants traditionnistes – muḥaddithūn – anciens et contemporains les concernant, et conclue par l’énonciation de l’avis prépondérant à propos de cette question.
Premier hadith
Le hadith rapporté selon ʿImrān ibn Ḥuṣayn رضي الله عنه étant celui sur lequel se sont principalement appuyés les savants qui ont choisi cet avis, et ayant été considéré comme celui le plus authentique dans ce chapitre, nous allons commencer par son étude.
Il a donc été rapporté dans certains recueils de hadiths et de jurisprudence que ʿImrān ibn Ḥuṣayn رضي الله عنه aurait dit : « Le Prophète ﷺ les dirigea dans la prière et il se trompa. Il accomplit alors deux prosternations, puis fit le tashahhud, puis salua. »(2)
Les savants sont d’accord sur le fait que ce hadith est authentique dans sa globalité, mais ils divergent en ce qui concerne la partie : « … puis fit le tashahhud… »
Effectivement, selon les règles de terminologie du hadith, celle-ci ne peut être considérée authentique car elle n’a été rapportée que par Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik al-Ḥumrānī qui, malgré le fait qu’il ait été considéré digne de confiance par les imams du jarḥ wa al-taʿdīl(3), a ici contredit d’autres narrateurs plus nombreux et plus fiables que lui qui ont rapporté le hadith sans cette partie(4).
Cet ajout : « … puis fit le tashahhud… » est donc irrégulier – shādh –(5) à cause de cette anomalie, comme l’ont dit l’imam Al-Bayhaqī(6), Ibn Rajab(7), Ibn Ḥajar(8), Ibn Taymiyya(9), Shaykh Al-Albānī(10), Shaykh Muqbil(11)), Shaykh Al-Ithyūbī(12) et d’autres.
Deuxième hadith
Dans un autre hadith, il a été rapporté d’après ʿAbd Allah ibn Masʿūd رضي الله عنه que le Prophète ﷺ aurait dit : « Lorsque tu es dans ta prière et que tu doutes si tu as fait trois ou quatre unités de prière, et que tu es quasiment certain d’en avoir fait quatre, tu fais le tashahhud puis accomplis deux prosternations alors que tu es assis avant de saluer, puis fais le tashahhud, puis salue. »(13)
Néanmoins, ce hadith est fortement faible car sa chaîne de transmission comporte plusieurs défectuosités motivant ce verdict.
En effet, ses différentes chaînes de transmission passent toutes par un narrateur du nom de Khusayf ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Jazarī qui a été qualifié de faible dans la mémorisation par plusieurs imams du jarḥ wa al-taʿdīl(14). Son hadith est donc rejeté, particulièrement lorsqu’il est le seul à le rapporter comme c’est le cas ici.
De plus, il rapporte ce hadith de Abū ʿUbayda qui lui-même le rapporte de son père ʿAbd Allah Ibn Masʿūd رضي الله عنه, et les muḥaddithūn ainsi que les savants du jarḥ wa al-taʿdīl ont dit qu’il n’a pas entendu de hadith de son père رضي الله عنه car celui-ci est décédé alors que Abū ʿUbayda n’avait que sept ans(15). La chaîne de transmission est donc interrompue entre lui et son père رضي الله عنه.
Pour finir, ce qui confirme ce verdict est que, dans certaines versions, ce hadith a été rapporté en l’affiliant au Prophète ﷺ et dans d’autres en l’affiliant à ʿAbd Allah Ibn Masʿūd(16). Ceci confirme donc que Khusayf ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Jazarī avait une faible mémorisation de manière générale et qu’il n’a pas bien mémorisé ce récit en particulier.
Par conséquent, ce hadith est munkar(17), comme l’ont qualifié de nombreux savants anciens et contemporains, tels que l’imam Ibn al-Mundhir(18), Al-Bayhaqī(19), Al-Nawawī(20), Ibn Rajab(21), Al-Dhahabī(22), Ibn Ḥajar(23), Shaykh Al-Albānī(24), Shaykh Muqbil(25) et d’autres.
Troisième hadith
Puis, dans un troisième hadith, il a été rapporté que le compagnon Al-Mughīra ibn Shuʿba رضي الله عنه aurait dit : « Le Prophète ﷺ a fait le tashahhud après s’être relevé des deux prosternations de la distraction. »(26)
Seulement, ce hadith est lui aussi fortement faible car sa chaîne de transmission comporte plusieurs défauts.
En effet, on trouve dans celle-ci ʿImrān ibn Abī Laylā qui a été qualifié de maqbūl par Al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar(27), ce qui signifie que sa narration n’est acceptable que lorsque d’autres narrateurs dont la narration est acceptable rapportent le même hadith que lui, et ce n’est pas le cas ici.
De plus, il rapporte ce hadith de son père Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā dont la justesse de mémorisation a ardemment été remise en doute. Certains savants du jarḥ wa al-taʿdīl l’ont même qualifié de faible, comme c’est le cas de l’imam Ibn al-Madīnī, Yaḥyā ibn Maʿīn et d’autres(28).
L’imam Aḥmad a dit à son sujet : « Il mémorisait très mal, et il mélangeait les hadiths. »(29)
Et ce qui confirme que ce hadith est fortement faible est que, dans certaines versions, il a été rapporté de Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā que le Prophète ﷺ aurait fait le tashahhud et dans d’autres sans le mentionner(30). Ceci confirme donc qu’il avait une faible mémorisation de manière générale et qu’il s’est trompé dans la narration de ce récit en particulier.
Par conséquent, ce hadith est munkar comme l’ont fait comprendre de nombreux savants anciens et contemporains, tels que l’imam Ibn al-Mundhir(31), Al-Bayhaqī(32), Al-Nawawī(33), Shaykh Muqbil(34) et d’autres.
Quatrième hadith
Pour terminer, dans un quatrième hadith, il a été rapporté d’après ʿĀʾisha رضي الله عنها que le Prophète ﷺ aurait dit : « Si tu pries et que, lorsque tu termines ta prière, tu es dans le doute, alors fais le tashahhud et salue, puis fais deux prosternations pendant que tu es debout, puis fais le tashahhud entre les deux et salue. »(35)
Seulement, ce hadith est lui aussi fortement faible car :
Sa chaîne de transmission passe par un narrateur appelé Ghassān ibn al-Rabīʿ al-Azdī qui, malgré qu’il ait été considéré comme fiable par certains(36), l’imam Al-Dārquṭnī l’a quant à lui qualifié de faible(37), et cela est l’avis privilégié par Al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar(38) et l’imam Al-Dhahabī(39).
Aussi, Ghassān rapporte lui ce hadith de son Shaykh appelé Mūsā ibn Muṭayr qui a fortement été critiqué par les imams du jarḥ wa al-taʿdīl(40). L’imam Al-Dhahabī a d’ailleurs dit à son sujet : « Plusieurs ont dit : “Son hadith est rejeté.” »(41)
Puis, Mūsā ibn Muṭayr rapporte lui ce hadith de son père Muṭayr ibn Abī Khālid qui a été qualifié de faible par l’imam Abū Zurʿa(42), et l’imam Al-Bukhārī a dit : « Son hadith n’est pas valide. »(43)
Aussi, après avoir rapporté ce hadith, l’imam Al-Ṭabarānī a dit : « Ce hadith n’a été rapporté d’après ʿĀʾisha qu’avec cette chaîne de transmission, selon le hadith de Mūsā ibn Muṭayr. »(44)
De ce fait, ce hadith est fortement faible vu que sa seule chaîne de transmission est une succession de narrateurs faibles et critiqués, et c’est ainsi qu’il a été qualifié par l’imam Ibn Rajab(45), Al-Haythamī(46), Al-Shawkānī(47) et d’autres.
Conclusion
En conclusion, on voit qu’aucun hadith prophétique rapporté à ce sujet n’est authentique.
L’imam Ibn Rajab a dit : « Le tashahhud dans les deux prosternations de la distraction aurait été rapporté du Prophète ﷺ selon un hadith d’Ibn Masʿūd […] et cela aurait aussi été rapporté dans d’autres versions, mais aucune d’elles n’est authentique. »(48)
Et cela est l’avis de nombreux savants, tels que l’imam Ibn ʿAbd al-Barr(49), Al-Jūzajānī(50), Ibn al-Mundhir(51) et d’autres.
Ainsi, rien ne permet d’affirmer le renouvellement du tashahhud après les deux prosternations de la distraction lorsque celles-ci sont accomplies après la salutation finale. Il convient plutôt de faire les deux prosternations puis de saluer directement sans renouveler le tashahhud, et cela quel que soit le moment où elles sont accomplies, avant ou après la salutation finale.
Les savants du Comité Permanent ont dit : « Nul doute qu’il n’est pas légiféré de faire le tashahhud après les prosternations de la distraction lorsque celles-ci sont accomplies avant la salutation. En revanche, il y a une divergence entre les savants lorsqu’elles sont faites après la salutation, et l’avis prépondérant est que cela n’est pas légiféré car cela n’a pas été mentionné dans les hadiths authentiques… »(52)
Et ceci est l’avis de nombreux savants anciens et contemporains, tels que l’imam Ibn al-Mundhir(53), Ibn ʿAbd al-Barr(54), Ibn Taymiyya(55), Shaykh Ibn Bāz(56), Shaykh Ibn ʿUthaymīn(57), Shaykh Muqbil(58) et d’autres.
C’est aussi celui qui a été validé par des sommités shāfiʿites, telles que l’imam Al-Shīrāzī(59) et Al-Nawawī(60) ; mālikites, tel qu’Al-Ḥaṭṭāb(61) ; et ḥanbalites, tel qu’Al-Mirdāwī(62).
Puisse Allah nous accorder la sincérité dans nos paroles et nos actes, la connaissance et le suivi de la Sunna de notre Prophète Muḥammad ﷺ, et nous compter parmi ceux à propos desquels le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui montre un bien a la même récompense que celui qui l’a fait. »(63)
Écrit par l’humble serviteur espérant le pardon de son Seigneur :
ʿĀdil Al-Ṣiqilī

1 : En effet, ceci est l’avis de certaines doctrines, telles que :
– L’imam Abū Ḥanīfa رحمه الله a dit : « Toute négligence dans la prière, que ce soit un ajout ou une diminution, impose [deux prosternations de la distraction]. De ce fait, si l’imam a fait le tashahhud, il salue, puis il fait deux prosternations de la distraction, puis fait [de nouveau] le tashahhud et salue. Et aucun oubli n’exige de prosternation avant la salutation. » [« Al-Ḥujja ʿalā Ahl al-Madīna » (v. 1, p. 223)]
Voir aussi « Badāʾiʿ al-Ṣanāʾiʿ » (v. 2, p. 127), « Al-Hidāya » (v. 2, p. 67) et « Tabyīn al-Ḥaqāʾiq » (v. 1, p. 223).
– L’imam Al-Shāfiʿī رحمه الله a dit : « Celui qui se prosterne avant la salutation [finale], alors le premier tashahhud lui suffit. Et s’il se prosterne pour un oubli après la salutation [finale], il fait le tashahhud puis salue [de nouveau]. » [« Al-Umm » (v. 1, p. 153)]
Voir aussi « Al-Mukhtaṣar » (p. 30), « Al-Ḥāwī al-Kabīr » (v. 2, p. 231), « Rawḍa al-Ṭālibīn » (v. 1, p. 421), « Al-Tahdhīb» (v. 2, p. 195), « Al-Muhadhdhab » (v. 1, p. 305) et « Al-Majmūʿ » (v. 4, p. 71).
– L’imam Mālik رحمه الله , comme le rapporte Ibn ʿAbd al-Barr رحمه الله lorsqu’il dit : « … D’autres ont dit qu’il faut faire le tashahhud dans les deux cas [que les prosternations soient faites avant la salutation finale ou après] sans le renouveler. Cela est l’avis de […] Mālik et de la plupart de ses partisans, d’Al-Layth ibn Saʿd, d’Al-Thawrī, d’Abū Ḥanīfa et de ses disciples. Aḥmad ibn Ḥanbal a lui dit : “ Si on se prosterne avant la salutation, on ne fait pas le tashahhud, et si on se prosterne après la salutation, on fait le tashahhud. ” Et cela est l’avis d’un groupe de disciples de Mālik, et cela a également été rapporté de Mālik. » [« Al-Tamhīd limā fī Al-Muwaṭṭaʾ mina al-Maʿānī wa al-Asānīd » (v. 10, p. 208)]
Voir aussi « Al-Istidhkār » (v. 4, p. 382) et « Al-Awsaṭ fī Al-Sunan wa al-Ijmāʿ wa al-Ikhtilāf » (v. 3, p. 314).
– L’imam Aḥmad رحمه الله a dit : « S’il s’est prosterné avant la salutation, il n’a pas à faire le tashahhud, et s’il s’est prosterné après la salutation, il fait le tashahhud. » [« Masāʾil al-Imām Aḥmad ibn Ḥanbal » rapporté par Abū Dāwūd (p. 7https://dourous-alsiqili.net/8, q. 375)]
Voir aussi « Masāʾil al-Imām Aḥmad ibn Ḥanbal » rapporté par son fils ʿAbd Allah (v. 1, p. 289, q. 404), « Masāʾil al-Imām Aḥmad ibn Ḥanbal » rapporté par Isḥāq (v. 1, p. 74, q. 371) et (v. 1, p. 76, q. 377) et « Al-Mughnī » (v. 2, p. 430, q. 217).
– L’imam Ibn Ḥazm رحمه الله a dit : « Il est préférable pour lui de dire le takbīr pour chacune des deux prosternations de la distraction et de faire après elles le tashahhud et la salutation. Et s’il se contente des deux prosternations, sans rien d’autre de cela, cela suffit… » [« Al-Muḥallā » (v. 4, p. 169, q. 472)]
2 : Rapporté par Abū Dāwūd (n° 1028), Al-Tirmidhī (n° 397), Ibn Al-Jārūd (n° 251), Ibn Khuzayma (n° 1118), Abū ʿAwāna (n° 1926), Al-Ṭabarānī (n° 469), Al-Ḥākim (n° 1224), Al-Bayhaqī (n° 3953), Al-Baghawī (n° 761) et Ibn Ḥibbān (n° 2672)
3 : « Tahdhīb Al-Kamāl » (v. 3, p. 277) ; « Taqrīb Al-Tahdhīb » (n° 535) ; « Al-Kāshif fī Maʿrifat Man Lahu Riwāya fī Al-Kutub Al-Sitta » (v. 1, p. 253)
4 : Effectivement, neuf autres narrateurs considérés comme « digne de confiance » par les imams du jarḥ wa at-taʿdīl ont rapporté ce même hadith – avec des chaînes de transmission authentiques – sans ajouter « … puis fit le tashahhud … »
Ces rapporteurs sont :
– Ismāʿīl ibn Ibrāhīm ibn ʿUlayya : Muslim (n° 565)
– ʿAbd Al-Wahhāb ibn ʿAbd Al-Majīd Al-Thaqafī : Muslim (n° 565)
– Ḥammād ibn Zayd : Rapporté par Al-Nasāʾī (n° 1347), dans « As-Sunan Al-Kubrā » (n° 691-1347), Ibn Khuzayma (n° 1110), Abū ʿAwāna (n° 1923) et Al-Ṭabarānī (n° 468)
– Al-Muʿtamir ibn Sulaymān : Rapporté par Aḥmad (n° 19868), Ibn Al-Jārūd (n° 249), Ibn Khuzayma (n° 1110) et Ibn Ḥibbān (n° 2673)
– Yazīd ibn Zurayʿ : Rapporté par Abū Dāwūd (n° 1007), Al-Nasāʾī (n° 1252), dans « As-Sunan Al-Kubrā » (n° 661-1253), Abū ʿAwāna (n° 1922), Al-Ṭabarānī (n° 464) et Al-Bayhaqī (n° 3969)
– Shuʿba ibn Al-Ḥajjāj : Rapporté par Al-Ṭayālisī (n° 887), Aḥmad (n° 19960), Abū ʿAwāna (n° 1924), Al-Ṭaḥāwī dans « Sharḥ Maʿānī Al-Āthār » (n° 2575) et Al-Ṭabarānī (n° 466)
– Maslama ibn Muḥammad : Rapporté par Abū Dāwūd (n° 1007)
– Wuhayb : Rapporté par Al-Ṭaḥāwī dans « Sharḥ Maʿānī Al-Āthār » (n° 2567-2577)
– Hushaym : Rapporté par Al-Bayhaqī (n° 3955)
5 : Le hadith shādh est l’une des catégories du hadith faible. Les muḥaddithūn utilisent ce terme pour qualifier :
– la narration d’un rapporteur qui contredit celle d’un autre transmetteur considéré plus digne de confiance ou meilleur mémorisateur que lui, ou qui contredit celle d’un groupe de rapporteurs fiables ;
– le hadith d’un rapporteur ṣadūq ou thiqa qu’il est le seul à rapporter alors que son niveau de mémorisation ne le lui permet pas. Cela, particulièrement lorsqu’il rapporte celui-ci d’un cheikh connu qui a de nombreux élèves.
6 : « As-Sunan Al-Kubrā » (v. 2, p. 355)
7 : « Fatḥ Al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ Al-Bukhārī » (v. 6, p. 480)
8 : « Fatḥ Al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ Al-Bukhārī » (v. 3, p. 119)
9 : « Majmūʿ Al-Fatāwā » (v. 23, p. 48)
10 : « Ḍaʿīf Abī Dāwūd » (v. 1, p. 393, n° 1/193) ; « Irwāʾ Al-Ghalīl » (v. 2, p. 128, n° 403)
11 : « Al-Mustadrak ʿAlā Al-Ṣaḥīḥayn » (v. 1, p. 461) ; « Aḥādīth Muʿalla Ẓāhiruhā Al-Ṣiḥḥa » (p. 339)
12 : « Itḥāf Al-Ṭālib Al-Aḥwadhī bi-Sharḥ Jāmiʿ Al-Imām Al-Tirmidhī » (v. 6, p. 744)
13 : Rapporté par Aḥmad (n° 4075), Abū Dāwūd (n° 1017), Al-Nasāʾī dans « Al-Sunan al-Kubrā » (n° 689), Al-Dārquṭnī (n° 1417) et Al-Bayhaqī (n° 3877-3958)14 : « Tahdhīb al-Kamāl » (v. 2, p. 128) ; « Al-ʿIlal wa Maʿrifat al-Rijāl » (v. 3, p. 118 – v. 3, p. 214) ; « Suʾālāt al-Ājurrī » (v. 2, p. 263) ; « Al-Majrūḥīn min al-Muḥaddithīn » (v. 1, p. 350) ; « Taqrīb al-Tahdhīb » (n° 1782) ; « Al-Kāshif fī Maʿrifat man lahu Riwāya fī al-Kutub al-Sitta » (v. 1, p. 373)
15 : « Al-Marāsīl » de Ibn Abī Ḥātim (p. 256) ; « Tahdhīb al-Kamāl » (v. 14, p. 61) ; « Al-Thiqāt » (v. 5, p. 561) ; « Maʿrifat al-Thiqāt » (v. 2, p. 414) ; « Tahdhīb al-Tahdhīb » (v. 5, p. 75) ; « Taqrīb al-Tahdhīb » (n° 8294) ; « Al-Jāmiʿ al-Kabīr » de l’imam Al-Tirmidhī (n° 16, 179, 367, 627, 1089, 1823, 3315 et 3357)
16 : En effet, l’imam Abū Dāwūd a dit dans « Sunan Abī Dāwūd » (n° 1017) : « ʿAbd al-Wāḥid l’a rapporté de Khusayf sans l’élever jusqu’au Prophète ﷺ, et Sufyān, Sharīk et Isrāʾīl ont été d’accord avec lui, et ils ont divergé concernant les termes du hadith et ne l’ont pas affilié au Prophète ﷺ. »
Ce hadith a donc été rapporté en l’affiliant à ʿAbd Allah Ibn Masʿūd رضي الله عنه par l’intermédiaire de :
– Sufyān al-Thawrī : rapporté par ʿAbd al-Razzāq (n° 3539) et Ibn al-Mundhir dans « Al-Awsaṭ » (n° 1710). Il a aussi été rapporté par son intermédiaire par ʿAbd al-Razzāq (n° 3531), Al-Ṭaḥāwī dans « Sharḥ Maʿānī al-Āthār », Al-Ṭabarānī (n° 9364) et Al-Bayhaqī (n° 3911)
– Muḥammad ibn Fuḍayl : rapporté par Ibn Abī Shayba (n° 4497), Aḥmad (n° 4076) et Al-Ṭabarī dans « Tahdhīb al-Āthār » (n° 46)
– ʿAbd al-Wāḥid ibn Ziyād al-ʿAbdī : rapporté par Al-Ṭabarānī (n° 45)
– Sharīk ibn ʿAbd Allah al-Nakhaʿī : rapporté par Ibn al-Jaʿd (n° 2356)
– Isrāʾīl ibn Yūnus ibn Abī Isḥāq : malgré des recherches dans les recueils de hadiths à notre disposition, nous ne l’avons malheureusement pas trouvé, et Allah ﷻ est plus savant.
17 : Le hadith munkar est lui aussi l’une des catégories du hadith faible. Les muḥaddithūn utilisent généralement ce terme pour qualifier la narration d’un rapporteur considéré faible – ḍaʿīf – qui contredit celle d’un autre transmetteur considéré comme meilleur mémorisateur ou plus fiable et digne de confiance.
18 : « Al-Awsaṭ » (v. 3, p. 315)
19 : « Al-Sunan al-Kubrā » (v. 2, p. 336 et v. 2, p. 356) ; « Maʿrifat al-Sunan wa al-Āthār » (v. 3, p. 382)
20 : « Khulāṣat al-Aḥkām » (v. 2, p. 643)
21 : « Fatḥ al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (v. 6, p. 477 et v. 6, p. 482)
22 : « Al-Muhadhdhab fī Ikhtiṣār al-Sunan al-Kabīr » (v. 2, p. 772)
23 : « Fatḥ al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (v. 3, p. 119)
24 : « Ḍaʿīf Abī Dāwūd » (v. 1, p. 385) ; « Irwāʾ al-Ghalīl » (v. 2, p. 131)
25 : « Aḥādīth Muʿallat Ẓāhiruhā al-Ṣiḥḥa » (p. 339)
26 : Rapporté par Al-Ṭabarānī (n° 988) et dans « Al-Awsaṭ » (n° 8124), et Al-Bayhaqī (n° 3957)27 : « Taqrīb al-Tahdhīb » (n° 5201)
Al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar utilise généralement le terme maqbūl pour qualifier un narrateur qui ne rapporte pas beaucoup de hadiths et dont aucune raison ne permet de justifier le rejet de sa narration. Cela à condition que sa narration soit confortée par celle d’autres narrateurs, sinon elle n’est pas d’emblée considérée.28 : « Tahdhīb al-Kamāl » (v. 25, p. 622) ; « Al-Jarḥ wa al-Taʿdīl » (v. 7, p. 322) ; « Al-Tārīkh al-Kabīr » (v. 1, p. 162) ; « Aḥwāl al-Rijāl » (n° 86) ; « Al-Ḍuʿafāʾ wa al-Matrūkīn » de l’imam Al-Nasāʾī (n° 525) ; « Al-Ḍuʿafāʾ al-Kabīr » (v. 4, p. 983) ; « Al-Majrūḥīn min al-Muḥaddithīn » (v. 2, p. 251), « Tahdhīb al-Tahdhīb » (v. 9, p. 301) ; « Taqrīb al-Tahdhīb » (n° 6121) ; « Al-Kāshif fī Maʿrifat man lahu Riwāya fī al-Kutub al-Sitta » (v. 1, p. 373) ; « Mīzān al-Iʿtidāl » (v. 3, p. 613) ; « Al-Mughnī » (v. 2, p. 227) ; « Dīwān al-Ḍuʿafāʾ wa al-Matrūkīn » (n° 3821)
29 : « Al-Jarḥ wa al-Taʿdīl » (v. 7, p. 323)
30 : En effet, ce hadith a été rapporté sans mentionner le tashahhud par :
– Sufyān al-Thawrī : rapporté par ʿAbd al-Razzāq (n° 3490), Aḥmad (n° 18173) et Al-Ṭabarānī (n° 987)
– Hushaym ibn Bashīr : rapporté par Al-Tirmidhī (n° 4076)
– ʿAlī ibn Hāshim : rapporté par Ibn Abī Shayba (n° 4526)
– Abū Usāma Ḥammād ibn Usāma : rapporté par Al-Bayhaqī (n° 3906)
31 : « Al-Awsaṭ » (v. 3, p. 317)
32 : « Al-Sunan al-Kubrā » (n° 3957) ; « Maʿrifat al-Sunan wa al-Āthār » (v. 3, p. 382)
33 : « Khulāṣat al-Aḥkām » (v. 2, p. 646)
34 : « Aḥādīth Muʿallat Ẓāhiruhā al-Ṣiḥḥa » (p. 339)
35 : Rapporté par Al-Ṭabarānī dans « Al-Awsaṭ » (v. 4, p. 345)36 : « Taʿjīl al-Manfaʿa » (v. 2, p. 105) ; « Al-Irshād » (v. 2, p. 618)
37 : « Al-Sunan » (v. 2, p. 120)
38 : « Taʿjīl al-Manfaʿa » (v. 2, p. 105)
39 : « Mīzān al-Iʿtidāl » (v. 3, p. 334)
40 : « Al-Jarḥ wa al-Taʿdīl » (v. 8, p. 162) ; « Suʾālāt Ibn al-Junayd » (p. 238) ; « Riwāyah al-Dūrī » (v. 2, p. 596) ; « Aḥwāl al-Rijāl » (n° 24) ; « Al-Ḍuʿafāʾ wa al-Matrūkīn » de l’imam Al-Nasāʾī (n° 555) ; « Al-Ḍuʿafāʾ wa al-Matrūkīn » de l’imam Al-Dār Quṭnī (n° 520) ; « Al-Majrūḥīn min al-Muḥaddithīn » (v. 2, p. 249) ; « Al-Ḍuʿafāʾ» de l’imam Abū Nuʿaym (n° 206) ; « Mīzān al-Iʿtidāl » (v. 4, p. 223) ; « Lisān al-Mīzān » (v. 8, p. 222)
41 : « Al-Mughnī » (v. 2, p. 338) ; « Dīwān al-Ḍuʿafāʾ wa al-Matrūkīn » (n° 4309)
42 : « Al-Jarḥ wa al-Taʿdīl » (v. 8, p. 394)
43 : « Al-Ḍuʿafāʾ al-Kabīr » (v. 4, p. 252)
44 : « Al-Awsaṭ » (v. 4, p. 345)
45 : « Fatḥ al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (v. 6, p. 482)
46 : « Majmaʿ al-Zawāʾid » (v. 2, p. 153)
47 : « Nayl al-Awṭār » (v. 5, p. 400)
48 : « Fatḥ al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (v. 6, p. 480)
49 : « Al-Istidhkār » (v. 4, p. 382) et « Al-Tamhīd limā fī al-Muwaṭṭaʾ mina al-Maʿānī wa al-Asānīd » (v. 10, p. 209)
50 : « Fatḥ al-Bārī fī Sharḥ Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » (v. 6, p. 480)
51 : « Al-Awsaṭ » (v. 3, p. 315)
52 : « Fatāwā al-Lajna al-Dāʾima » (v. 7, p. 147)
53 : « Al-Awsaṭ » (v. 3, p. 317)
54 : « Al-Istidhkār » (v. 4, p. 382) et « Al-Tamhīd limā fī al-Muwaṭṭaʾ mina al-Maʿānī wa al-Asānīd » (v. 10, p. 209)
55 : « Majmūʿ al-Fatāwā » (v. 23, p. 48-49)
56 : « Majmūʿ Fatāwā wa Maqālāt Mutanawwiʿa » (v. 11, p. 251 et v. 11, p. 279)
57 : « Fatḥ Dhī al-Jalāl wa al-Ikrām bi-Sharḥ Bulūgh al-Marām » (v. 1, p. 622)
58 : « Aḥādīth Muʿallaẓ Ẓāhiruhā al-Ṣiḥḥa » (p. 339)
59 : « Al-Muhadhdhab fī Fiqh al-Imām al-Shāfiʿī » (v. 1, p. 305)
60 : « Al-Majmūʿ » (v. 4, p. 71)
61 : « Mawāhib al-Jalīl » (v. 2, p. 290)
62 : « Al-Inṣāf » (v. 2, p. 159)
63 : Muslim (n° 1944)